mardi 24 décembre 2019

"Les films sont des trains dans la nuit..."

Résultat de recherche d'images pour "vincent delerm panorama"

Vincent Delerm: Panorama (2019)

Toujours pas de top ici (parce que...) mais quand même il ne me faudrait pas finir cette année de blog en dents de scie sans évoquer un des disques que j'aurai le plus écouté et aimé...
Ce "Panorama" sans grande surprise ni nouveauté a offert quelques unes de ses plus belles mélodies à une année que j'ai eu un peu de mal à trouver captivante musicalement...

Comme à chaque fois, l'atmosphère et le mots du chanteur m'embarquent et me touchent comme peu le font, et je n'ai pas d'explication à ça...
Alors la surprise (et la nouveauté) finalement résident dans le fait que les musiques ont été confiées à dix producteurs différents... et j'ai craint au début que ça ne donne un résultat complètement incohérent mais non, peu importe l'enrobage, le style est toujours reconnaissable et est juste mis en valeur de différentes façons...
Mes titres préférés ont été l'oeuvre de Peter Von Poehl "Vie Varda", Keren Ann "Ce qui restera" et Girls In Hawaii "Fernando De Noronha"... mais les autres dont Herman Dune, Clément Ducol & Maxime Guil ou Yael Naim ne sont pas en reste...

Et il y a ce "Panorama", d'une nostalgie incroyable, et ce plaisir d'y entendre Alain Souchon et François Truffaut... Delerm c'est regarder la vie qui passe et essayer d'en capter quelque chose...


vendredi 20 décembre 2019

When London was punk...

Résultat de recherche d'images pour "london calling"

Résultat de recherche d'images pour "viv albertine de fringues"


The Clash: London Calling (1979)
Viv Albertine: De fringues, de musique et de mecs (2014)

Sans le faire exprès "London  Calling" refait surface dans mes écoutes alors que l'on fête ce mois-ci ses 40 ans (!) ... ce titre fait d'ailleurs partie de mes dix chansons préférées (s'il fallait en choisir dix)... la découverte du groupe à l'adolescence a été très importante puisque je l'écoute encore régulièrement. Loin du patchwork musical de "Sandinista", on a quand même un bon aperçu des différentes influences du groupe qui navigue entre jazz, reggae, dub et ska, sans oublier le rock du plus au moins classique avec toujours leur petite touche personnelle si reconnaissable...

Cette envie de Clash m'a été donnée par la lecture de l'autobiographie de Viv Albertine (des Slits), un passionnant retour sur une période qui m'a toujours fascinée, celle de l'avènement du mouvement punk au Royaume-Uni... et ici on est replongé dans l'ambiance de la fin des années 70 avec des détails sur les débuts des Clash donc mais aussi des Sex Pistols, de l'importance de Sid Vicious et de la place des filles dans la musique en général et dans le rock en particulier avec le regard féministe de l'auteur... Londres était loin d'être aussi glamour qu'aujourd'hui et être une fille indépendante n'était pas non plus aussi évident... C'est une radiographie très intéressante d'une époque et d'un pays qui m'aura fait découvrir d'autres groupes comme The Slits et Subway Sect entre autres...

C'est un beau complément au livre de Jon Savage de 1991 plus centré sur les Sex Pistols que j'avais lu il y a quelques années:

England's Dreaming. Les sex pistols et le punk



Un extrait du livre:

 « Un jour, Sid (Vicious-N.D.L.R.-) se pointe avec son pantalon à pinces, mais il est en lambeaux. Il l’a lacéré à la lame de rasoir parce qu’il le haïssait vraiment beaucoup, mais comme il ne trouvait pas son jean et qu’il devait sortir, il a bien fallu le rafistoler. Alors il a rattaché les lambeaux avec des tas d’épingles à nourrice, par centaines. C’est ça qui a lancé la mode des « tonnes d’épingles à nourrice » dans les boite de nuit : les gens l’ont imité, mais lui ne l’avait fait que parce qu’il n’avait pas envie de se prendre la tête à recoudre son pantalon.» 

dimanche 17 novembre 2019

Black beauty



Phôs: A l'oblique (2019)

Parce que les réseaux sociaux peuvent renfermer de belles surprises et de belles rencontres... je n'aurais jamais eu l'occasion de tomber sur cet album sans eux...
Un des grands disques de cette année, et un de mes préférés ...

C'est la rencontre de deux artistes, Catherine Watine pour la voix et les paroles et Intratextures pour les musiques. Ca commence doucement, avec des nappes presque atmosphériques sur "Un mouton et une rose" , avant de laisser de plus en plus de place aux guitares qui se déchaînent avec bonheur sur "L'horizon est restreint"...
La suite sera un mélange d'electro et de passages plus ambient avec toujours cette touche mélancolique qui prend parfois aux tripes.. la fin est à ce titre très réussie, " Dans la brume", "Sous les crins des archets" et "Sous le feu des brindilles" sont des petites beautés tristes à côté desquelles il serait dommage de passer...



mardi 22 octobre 2019

En 1984...

Résultat de recherche d'images pour "lloyd cole and the commotions"


Lloyd Cole & The Commotions: Rattlesnakes (1984)

En 1984 je ne connais pas Lloyd Cole.... bien plus tard "Forest Fire" fera son petit effet mais j'ai rarement écouté cet album jusqu'à il y a quelques semaines, une envie subite de le faire tourner en boucle ... et très vite le besoin de le posséder, c'est désormais chose faite et je peux enfin le faire vraiment tourner... 
Ce retour dans les années 80 ne fait qu'alimenter mon côté nostalgique et m'éloigne de plus en plus de ce qui se fait actuellement...

C'était donc le 1er album de Lloyd Cole et peut-être son plus grand succès... il faut dire qu'il n'y a rien à jeter, les mélodies comme la voix restent indémodables 35 ans après... c'est de la pop anglaise à guitares principalement (parce que l'on peut entendre un peu d'accordéon sur "Charlotte Street" ou "Are you ready to be heartbroken?")... ça commence fort avec un "Perfect skin" de grande classe, le reste suivra jusqu'au romantique "Patience" et ses cordes qui pourra faire un peu penser à Prefab Sprout (autre groupe chéri par Mapetiteboiteamusiques)...
L'album a un petit côté classique mais le charme opère tout du long et malgré les dizaines d'écoutes, aucune lassitude ne s'est fait ressentir...



lundi 30 septembre 2019

Hurdy-Gurdy man

Guilhem Desq - Visions - Artwork


Guilhem Desq: Visions (2018)

Une découverte en concert peut encore durablement marquer un esprit... Pour celle-ci il était écrit que ce serait un solo de vielle à roue électrique, j'aime beaucoup cet instrument et je me suis dit que ça pourrait être intéressant... ce fut l'un des plus beaux concerts vus depuis longtemps...

Ce jeune artiste propose donc un album centré sur la vielle à roue et ses multiples possibilités mélodiques, rythmiques et électroniques...le son arrive à se rapprocher parfois d'une guitare électrique ou de rythmes plus ''technoïdes'' pour un résultat incroyable...
''Cicatrices'' est digne des plus beaux solos de guitare que l'on puisse imaginer, quand la très belle ''La libellule et le baobab'' se révèle toute en subtilité mélodique...
Evidemment, de nombreux passages évoquent la musique folk traditionnelle dont l'instrument est issu, mais très souvent mélangé à d'autres influences: world, rock ou electro...

L'album est vraiment magnifique mais c'est également (et surtout) un artiste à découvrir en concert...




samedi 21 septembre 2019

De la joie...

Happiness - Edition limitée

Sébastien Schuller : Happiness (2006)

Qu'est-ce qui fait qu'à un moment l'écoute d'un disque s'impose à vous alors que ça fait des années qu'il dort sur les étagères et que tout d'un coup, il n'y a plus que lui?
C'est ce qui m'arrive avec cet album qui squatte la platine et dont j'avais oublié la beauté... en réalité je ne l'ai jamais vraiment écouté, me contentant des deux singles qui eurent leur petit succès il y a bien longtemps maintenant... Et finalement, ce qu'il y a de bien avec les petits trésors cachés dans nos discothèques, c'est qu'on a l'impression de faire de belles (re) découvertes de temps en temps...

Dans le genre chanson mâtinée de pop électronique, ce premier album fut une belle surprise, plein de petites mélodies nostalgiques entre acoustique et electro donc... Plutôt axé sur le piano et les claviers, Sébastien Schuller a su donner à l'ensemble un côté atmosphérique, comme sur l'inaugural ''1978''...
Et il y a ce superbe titre, ''Weeping willow'', devenu un classique, chez moi tout du moins... et qui possède toujours autant de charme...



mardi 17 septembre 2019

Angus revient...

Smooth Big Cat (Vinyl, LP, Album, Limited Edition) pochette d'album


Dope Lemon: Smooth Big Cat (2019)

Les chemins de traverse sont souvent plus intéressants que les grands axes, c'est ce que l'on dit en tout cas... c'est souvent vrai en musique... si je n'avais pas lu attentivement le dernier Magic je ne serais pas tombée sur cet album à la pochette peu engageante... derrière laquelle se cache Angus Stone, pas un nouveau venu mais il revient très discrètement avec un second album sous ce nom...
Et c'est une belle surprise, on est toujours dans cette musique à la cool, il suffit d'écouter la chouette  ''Hey little baby'' pour s'en convaincre, avec une voix trainante et des morceaux qui semblent s'étirer, un peu comme Kurt Vile ou The War On Drugs... mais là il n'y a plus seulement de la guitare mais quelques claviers, percussions et rythmes un peu plus chaloupés parfois qui nous font déjà regretter l'été...
C'est très agréable à écouter et c'est un album vers lequel on reviendra souvent...



samedi 7 septembre 2019

French Americana

Baptiste W.Hamon – Soleil, Soleil Bleu

Baptiste W. Hamon : Soleil, Soleil bleu (2019)

Un look de "slacker" mais la voix qui chevrote parfois... le son est américain mais chanté en français, ou l'inverse... c'est la marque de Baptiste W. Hamon depuis un premier album souvent décrit comme fortement tourné vers l'Amérique... et lorsqu'il chante en anglais on s'y croirait presque...

Mais ici il m'évoque plus souvent de glorieux ainés un peu oubliés, dans les paroles et les musiques nostalgiques j'entends Yves Simon, comme sur la très belle "Hervé" en duo avec Miossec... et dans cette voix au timbre suranné, c'est Jean Ferrat qui surgit dans mon esprit, dans cette forme de classicisme vocal et mélodique... parce qu'ici il n'y a pas de révolution du son, de pseudo modernité qui sera déjà dépassée dans six mois... mais des chansons qui resteront et qui s'impriment souvent durablement par leur beauté simple et des arrangements bien choisis...
Un autre duo avec Will Oldham rappelle l'attrait du chanteur pour l'Americana et en ferait bien un bon correspondant français de ce style...



dimanche 9 juin 2019

 Sonic Youth to Release Live Album


Sonic Youth: The Eternal (2009) / Battery Park, NYC (2019)

Deux SY pour le prix d'un, aujourd'hui que le groupe n'est plus, ça ne se refuse pas...

"The Eternal" fête ses 10 ans déjà et prouve encore toute sa pertinence en 2019, cette alternance de moments calmes suivis de déchaînements dont le groupe avait le secret et que l'on peut retrouver un peu partout désormais...le son de ces guitares reconnaissables aux premières secondes ainsi que ce partage des voix entre Kim Gordon et Thurston Moore qui fait toujours se demander à un moment qui l'on préfère mais le choix est à jamais impossible...
"Poison arrow" ou le dernier titre "Massage the history" au hasard rappellent le talent de ces musiciens et me rappellent pourquoi le groupe reste un de mes préférés...

Apparemment le live qui sort ces jours-ci était vendu avec l'album mentionné plus haut...pas de bol je ne l'ai pas eu à l'époque...
J'ai eu la chance de voir le groupe en live à la fin des années 90, c'est dire si le plaisir est au rendez-vous de ces dix titres reprenant un peu toutes les périodes du groupe... FOR FANS ONLY...







mardi 28 mai 2019



O: A terre (2019)

O c'est Olivier Marguerit, musicien dans de nombreux projets comme Syd Matters ou Chevalrex...
"A terre" est son deuxième album, une réussite de pop à la française, complètement différent du premier...

L'évidence s'impose dès les premières notes, on a affaire ici à une musique addictive qui donne le sourire et une envie de l'écouter en boucle qui en ont fait une de mes favorites de ces derniers mois...
Le côté variété 80s n'y est sans doute pas pour rien puisque c'est apparemment une grosse influence des tous ces jeunes artistes français apparus récemment... et je viens de là, ce sont les premières musiques que j'ai écoutées...
C'est également le retour en force du saxo, instrument longtemps banni de la musique (pop surtout) et qui ici trouve une belle place....
Pour que cet album trouve une place de choix dans mes écoutes , il fallait qu'il y ait au moins un titre qui sorte du lot, c'est "Ce bateau" et ses  chouettes choeurs... mais aussi "Avale moi"...

A terre mais la tête dans les nuages...



Pour les amis blogueurs, cela fait quelques semaines que je n'arrive plus à commenter sur vos sites à l'exception de Charlu.... et je n'ai toujours pas trouvé où était le problème, je m'en excuse donc...


lundi 8 avril 2019

Album du printemps, de l'été...



Culture Reject : Breaking with the world (2019)

J'avais pas prévu de revenir par ici mais quand même je ne pouvais pas laisser passer cet album qui est surement ce que j'ai écouté de plus beau depuis le début de l'année... j'avais déjà parlé de "Forces " il y a quelques temps, que j'aime beaucoup, beaucoup... et là c'est au moins aussi bien...

Très bien arrangé, un peu de trompette par ci, un peu de clarinette par là, du piano, c'est ce qui embellit toujours une chanson pop... des choeurs là où il faut et la douce voix du chanteur font que l'on ne peut plus se passer de ces dix mélodies...parce que oui il y a bien dix titres hyper mélodiques et sans baisse de régime...
Il arrive parfois qu'il y ait une chanson qui vous mette par terre en dix secondes, ça n'arrive pas (si) souvent... ici c'est "Same change" qui s'en charge... et c'est suffisant pour en faire un disque de chevet.

https://youtu.be/KrHFulsrdJE



dimanche 10 mars 2019

Jour 6 La chanson associée à un voyage inoubliable

Still Life Talking by Pat Metheny Group


Pat Metheny: "So it may secretly begin" de l'album "Still life (talking)" (1987)

Eté 94, je débarque à Atlanta avec ma famille, on a été invités à séjourner pendant quelques temps chez l'habitant... à peine posé le pied au sol qu'on se croirait dans un film, tout est tellement grand...
Notre hôtesse vient nous chercher en voiture pour nous conduire à Athens (ville de REM et Vic Chesnutt) et elle met la radio...cet été-là, comme en France il est difficile d'échapper à "Everybody hurts" de ...REM...alors elle met une cassette et résonnent les premières notes de cet album et peut-être est-ce ce titre, je ne sais plus et mon père et moi tombons instantanément sous le charme de ce guitariste et on écoutera souvent ce disque lors de nos trajets...avant de se le procurer de retour à la maison...



vendredi 8 mars 2019

Jour 5 La chanson qui met des frissons dans le dos



Steven Wilson: "Pariah" du DVD live "Home Invasion" (2018)

La chanson qui met des frissons dans le dos en live c'est celle-là... j'ai eu la chance de voir Steven Wilson deux fois en concert durant l'année écoulée et bien évidemment ce fut un grand moment...
Je me doutais que "Pariah" devait être grandiose en concert mais ça le fut encore plus que ce que je croyais... il faut dire que Steven Wilson joue très fort et qu'on en prend plein les oreilles, les deux dernières minutes du morceau sont parmi ce que j'ai pu vivre de plus intense en concert avec cette montée qui n'en finit pas et dont on n'a pas envie qu'elle se termine... je vous laisse apprécier...