dimanche 26 avril 2020

Confinement #6


U2: Wide awake in America (1985)

La musique, c'est aussi des souvenirs... et cette période où le temps parait infini permet de se recentrer sur son chez soi et sur ce que l'on a sur ses étagères... et entre les jeux musicaux sur les réseaux sociaux et ce besoin de revenir à des choses du passé, c'est souvent l'occasion de ressortir de vieux disques ...

Alors aujourd'hui U2 a résonné dans la maison et le jardin et spécialement ce mini album que j'aime beaucoup, il renferme un de mes titres préférés, "Love comes tumbling", et je me suis souvenue de ce moment lointain où je l'écoutais en boucle dans mon walkman quand je me promenais dans la ville, chose qui parait incroyable dorénavant,  un autre temps...
On y trouve deux très belles versions en live de titres issus de l'album "The unforgettable fire" sorti précédemment, "Bad" et "A sort of homecoming" ainsi que deux autres titres donc...
C'est pas beaucoup, 4 titres, et pourtant ils sont restés bien imprimés en moi...





dimanche 19 avril 2020

Confinement #5



 

Christophe: Les vestiges du chaos (2016)

Même si l'on pouvait s'y attendre, la nouvelle a été difficile à digérer... c'est cet album que j'ai eu envie d'écouter, ce dernier chef d'oeuvre qui m'impressionne depuis 4 ans...

Christophe c'est d'abord une anecdote familiale puisque mon père aimait bien nous raconter qu'il avait fait l'armée en même temps que lui et il se pourrait même qu'ils aient joué de la musique ensemble (mais je ne m'en souviens plus)... sans l'avoir vraiment écouté il n'était jamais loin, je ne connais pas toute sa carrière d'ailleurs puisque je ne m'y suis intéressée qu'à partir de 2001 et son grand retour... depuis j'ai presque tout ce qu'il a sorti... et donc cet album d'une modernité peu fréquente quand on parle de chanteurs français, au son incroyable et impeccable... "Tangerine" avec Alan Vega en est un bon exemple, ou "Drone"... la plus belle chanson est peut-être "Dangereuse" que je trouve magnifique...
Cet album n'est pas près de révéler tout son mystère et c'est aussi bien puisqu'il nous reste toute notre vie pour en profiter...


dimanche 12 avril 2020

Confinement #4



Nada Surf: Let Go (2002)

Voilà un groupe que j'ai rarement écouté, évidemment leur premier titre "Popular" était sur toutes les ondes au milieu de années 90, j'aimais bien mais je n'ai pas été plus loin... cet album est le seul que j'ai écouté un petit peu à sa sortie, surtout pour ses deux très beaux singles "Blonde on blonde" et "Blizzard of '77" qui sont toujours les pièces maitresse de ce "Let go"...

Suivant mes envies bizarres de confinement, j'ai soudain eu envie de me replonger dans ce disque pour découvrir que finalement il était très bien, il valait bien plus que les deux titres cités plus haut.
Il est souvent considéré comme leur chef d'oeuvre et c'est sans doute vrai... 
Douze titres de belle facture pop rock qui passent sans temps mort et n'ont pas pris une ride... il y a même un titre en français "Là pour ça" qui ne détonne pas du reste...
Nada Surf , un groupe éminemment sympathique qui a réussi à traverser plus de deux décennies dans le petit monde de la musique, c'est suffisamment rare pour se dire que leur discographie mérite une plus grande attention...





samedi 4 avril 2020

Confinement #3



Jeff Buckley: Grace (1994)

Je continue de dépoussiérer mes étagères avec des disques que je n'ai pas trop écoutés jusque là...
C'est le cas pour Jeff Buckley, complètement loupé à l'époque parce qu'on ne voyait que lui, que toutes les filles en étaient folles et qu'on entendait beaucoup trop "Hallelujah", et mon côté snob était bien plus présent à 20 ans qu'aujourd'hui (heureusement...)...
J'ai quand même acheté l'album et quelques Lives parce qu'ils étaient en solde, écouté quelques fois et puis je les ai sagement rangés...
Il a fallu une écoute sur Spotify d'une playlist années 90 pour que le titre "Grace" opère un déclic... depuis j'écoute très souvent le disque en entier et le trouve vraiment très bien, les titres que je préfère ne sont pas les plus lents... au hasard "Mojo Pin" ou "Dream brother"... Avec le recul, c'est un premier album qui tient toujours très bien la route...
Les chemins d'écoute sont parfois tortueux...


vendredi 27 mars 2020

Confinement #2



Coldplay: Everyday Life (2019)

Voilà un album surprenant de la part d'un groupe qui semblait parti vers des horizons plus dansants et joyeux...
Beaucoup de simplicité et d'humilité ici tout au long de seize titres séparés en deux albums dans la version vinyle.
"Everyday life" sonne le retour à un rock plus traditionnel dans l'instrumentation mais aussi deux incursions vers un genre de rock progressif ("Trouble in town" et "Arabesque" avec le saxo de Femi Kuti) qui sont évidemment les titres les plus réussis et impressionnants également du groupe.
Les influences sont multiples, d'Afrique ou du Moyen Orient, du gospel, les langues utilisées aussi... il y a de nombreux bouts de chansons, sortes d'interludes acoustiques qui  nous rappellent que le plus bel atout du groupe reste cette voix, toujours aussi belle ...

Une belle remise en question qui peut laisser espérer la poursuite de cette nouvelle direction...



dimanche 22 mars 2020

Confinement #1



Neil Young: Tonight's the night (1975)

Ma Petite Boîte est en confinement, alors que fait la Petite Boîte? Elle écoute de la musique, mais pas tant que ça, et surtout retourne vers ses disques et n'est pas du tout dans la nouveauté, ça ne l'intéresse plus du tout, l'avenir n'existe pas pour l'instant pour elle...

Et donc sans trop savoir pourquoi, Neil Young... peut-être parce que c'est un des artistes dont j'ai le plus d'albums, ou c'est peut-être le son, j'ai besoin de cette touche 70s qui me ramène à un temps que je n'ai évidemment pas vraiment connu mais qui me parle...
Celui-là c'est un vinyle que j'avais trouvé pour 1 franc (oui oui), je ne le connaissais pas mais Neil Young m'avait déjà conquis avec "Harvest Moon" quelques années avant... bon il craque beaucoup mais passe encore très bien...
A l'époque j'écoutais de la musique parfois très bourrin (que ce soit en rock ou electro) et je m'étonne encore que ce genre de musique ait pu me parler autant, bien que Neil Young ait toujours été une référence dans le monde indépendant...
Dès la première écoute il y a un titre que j'ai adoré, "Speakin' Out", et à le réécouter aujourd'hui rien n'a changé...
Ce moment particulier est effectivement l'occasion de revenir vers ce qui nous fait du bien...
Take care les amis...


dimanche 23 février 2020

Chansons tristes



Saez: L'Alhambra (2008)

Beauté dans la sobriété, beauté dans la noirceur... on pourrait résumer cet album ainsi, la pochette ne dit pas autre chose...
En 2008, Saez sort une trilogie: "Paris", "Varsovie" et "L'Alhambra" donc, à dominante acoustique...
Guitares, piano et contrebasse habillent ces chansons tristes où la voix reste très en avant...
Parfois certaines inflexions rappellent un Bertrand Cantat dans ses jeunes années, rien que de très logique quand on sait l'empreinte que Noir Désir a laissée sur les albums les plus rock de Saez... pas ici où la musique se rapproche plus du folk ou de la traditionnelle chanson française, ce qui lui donne un côté intemporel que l'on retrouve moins sur d'autres disques...

Les thèmes tournent toujours autour de la mort, la perte, la fin... et les paroles sont souvent très belles... on est loin des clichés qui lui sont souvent attribués (parfois à juste raison sans doute...)... c'est plutôt à une mise à nu sincère à laquelle on assiste, magnifiée par quelques arrangements bienvenus, comme sur "L'abattoir" et "On s'endort sur des braises", où la présence de la contrebasse apporte une profondeur qui font de ces titres les plus beaux de l'album...



jeudi 30 janvier 2020

Boys band

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Pet Shop Boys: Hotspot (2020)

J'ai toujours eu un à priori favorable concernant les Pet Shop Boys, je suis loin d'avoir écouté tous leurs albums, mon préféré est sans doute "Very" mais je reste suffisamment curieuse du groupe pour avoir envie d'écouter ce qu'ils nous proposent de nouveau...

Et c'est un plaisir de retrouver cette voix si particulière qui a traversé les décennies en chantant à peu près toujours les mêmes choses sur une pop synthétique qui parait parfois datée, surtout dans les rythmiques dance issues des 90s, mais c'est peut-être ce petit côté suranné qui continue à me plaire...
Ca commence fort avec quelques morceaux, "Will-o-the-wisp" et "Happy people" hyper dansants et joyeux qui donnent la pêche mais la joie n'est jamais franche puisque leur marque de fabrique est tout de même cette mélancolie qui se cache sous ce bonheur apparent et qui est ce qu'il y a de plus intéressant chez eux et ce que je préfère...
"You are the one" puis "I don't wanna" calment un peu le jeu justement avant mon titre préféré "Only the dark" qui me rappelle un titre de The Radio Dept. que j'aimais beaucoup (mais je ne me souviens plus du titre) avant de finir sur une musique de mariage revisitée... et pour une fois la guitare se fera entendre sur "Burning the heather" sans dénaturer l'ADN du groupe...

Il parait que c'est leur quatorzième album... et compte tenu de la longévité du duo on peut dire qu'il est vraiment pas mal ...


mardi 24 décembre 2019

"Les films sont des trains dans la nuit..."

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Vincent Delerm: Panorama (2019)

Toujours pas de top ici (parce que...) mais quand même il ne me faudrait pas finir cette année de blog en dents de scie sans évoquer un des disques que j'aurai le plus écouté et aimé...
Ce "Panorama" sans grande surprise ni nouveauté a offert quelques unes de ses plus belles mélodies à une année que j'ai eu un peu de mal à trouver captivante musicalement...

Comme à chaque fois, l'atmosphère et le mots du chanteur m'embarquent et me touchent comme peu le font, et je n'ai pas d'explication à ça...
Alors la surprise (et la nouveauté) finalement résident dans le fait que les musiques ont été confiées à dix producteurs différents... et j'ai craint au début que ça ne donne un résultat complètement incohérent mais non, peu importe l'enrobage, le style est toujours reconnaissable et est juste mis en valeur de différentes façons...
Mes titres préférés ont été l'oeuvre de Peter Von Poehl "Vie Varda", Keren Ann "Ce qui restera" et Girls In Hawaii "Fernando De Noronha"... mais les autres dont Herman Dune, Clément Ducol & Maxime Guil ou Yael Naim ne sont pas en reste...

Et il y a ce "Panorama", d'une nostalgie incroyable, et ce plaisir d'y entendre Alain Souchon et François Truffaut... Delerm c'est regarder la vie qui passe et essayer d'en capter quelque chose...


vendredi 20 décembre 2019

When London was punk...

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The Clash: London Calling (1979)
Viv Albertine: De fringues, de musique et de mecs (2014)

Sans le faire exprès "London  Calling" refait surface dans mes écoutes alors que l'on fête ce mois-ci ses 40 ans (!) ... ce titre fait d'ailleurs partie de mes dix chansons préférées (s'il fallait en choisir dix)... la découverte du groupe à l'adolescence a été très importante puisque je l'écoute encore régulièrement. Loin du patchwork musical de "Sandinista", on a quand même un bon aperçu des différentes influences du groupe qui navigue entre jazz, reggae, dub et ska, sans oublier le rock du plus au moins classique avec toujours leur petite touche personnelle si reconnaissable...

Cette envie de Clash m'a été donnée par la lecture de l'autobiographie de Viv Albertine (des Slits), un passionnant retour sur une période qui m'a toujours fascinée, celle de l'avènement du mouvement punk au Royaume-Uni... et ici on est replongé dans l'ambiance de la fin des années 70 avec des détails sur les débuts des Clash donc mais aussi des Sex Pistols, de l'importance de Sid Vicious et de la place des filles dans la musique en général et dans le rock en particulier avec le regard féministe de l'auteur... Londres était loin d'être aussi glamour qu'aujourd'hui et être une fille indépendante n'était pas non plus aussi évident... C'est une radiographie très intéressante d'une époque et d'un pays qui m'aura fait découvrir d'autres groupes comme The Slits et Subway Sect entre autres...

C'est un beau complément au livre de Jon Savage de 1991 plus centré sur les Sex Pistols que j'avais lu il y a quelques années:

England's Dreaming. Les sex pistols et le punk



Un extrait du livre:

 « Un jour, Sid (Vicious-N.D.L.R.-) se pointe avec son pantalon à pinces, mais il est en lambeaux. Il l’a lacéré à la lame de rasoir parce qu’il le haïssait vraiment beaucoup, mais comme il ne trouvait pas son jean et qu’il devait sortir, il a bien fallu le rafistoler. Alors il a rattaché les lambeaux avec des tas d’épingles à nourrice, par centaines. C’est ça qui a lancé la mode des « tonnes d’épingles à nourrice » dans les boite de nuit : les gens l’ont imité, mais lui ne l’avait fait que parce qu’il n’avait pas envie de se prendre la tête à recoudre son pantalon.» 

dimanche 17 novembre 2019

Black beauty



Phôs: A l'oblique (2019)

Parce que les réseaux sociaux peuvent renfermer de belles surprises et de belles rencontres... je n'aurais jamais eu l'occasion de tomber sur cet album sans eux...
Un des grands disques de cette année, et un de mes préférés ...

C'est la rencontre de deux artistes, Catherine Watine pour la voix et les paroles et Intratextures pour les musiques. Ca commence doucement, avec des nappes presque atmosphériques sur "Un mouton et une rose" , avant de laisser de plus en plus de place aux guitares qui se déchaînent avec bonheur sur "L'horizon est restreint"...
La suite sera un mélange d'electro et de passages plus ambient avec toujours cette touche mélancolique qui prend parfois aux tripes.. la fin est à ce titre très réussie, " Dans la brume", "Sous les crins des archets" et "Sous le feu des brindilles" sont des petites beautés tristes à côté desquelles il serait dommage de passer...



mardi 22 octobre 2019

En 1984...

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Lloyd Cole & The Commotions: Rattlesnakes (1984)

En 1984 je ne connais pas Lloyd Cole.... bien plus tard "Forest Fire" fera son petit effet mais j'ai rarement écouté cet album jusqu'à il y a quelques semaines, une envie subite de le faire tourner en boucle ... et très vite le besoin de le posséder, c'est désormais chose faite et je peux enfin le faire vraiment tourner... 
Ce retour dans les années 80 ne fait qu'alimenter mon côté nostalgique et m'éloigne de plus en plus de ce qui se fait actuellement...

C'était donc le 1er album de Lloyd Cole et peut-être son plus grand succès... il faut dire qu'il n'y a rien à jeter, les mélodies comme la voix restent indémodables 35 ans après... c'est de la pop anglaise à guitares principalement (parce que l'on peut entendre un peu d'accordéon sur "Charlotte Street" ou "Are you ready to be heartbroken?")... ça commence fort avec un "Perfect skin" de grande classe, le reste suivra jusqu'au romantique "Patience" et ses cordes qui pourra faire un peu penser à Prefab Sprout (autre groupe chéri par Mapetiteboiteamusiques)...
L'album a un petit côté classique mais le charme opère tout du long et malgré les dizaines d'écoutes, aucune lassitude ne s'est fait ressentir...



lundi 30 septembre 2019

Hurdy-Gurdy man

Guilhem Desq - Visions - Artwork


Guilhem Desq: Visions (2018)

Une découverte en concert peut encore durablement marquer un esprit... Pour celle-ci il était écrit que ce serait un solo de vielle à roue électrique, j'aime beaucoup cet instrument et je me suis dit que ça pourrait être intéressant... ce fut l'un des plus beaux concerts vus depuis longtemps...

Ce jeune artiste propose donc un album centré sur la vielle à roue et ses multiples possibilités mélodiques, rythmiques et électroniques...le son arrive à se rapprocher parfois d'une guitare électrique ou de rythmes plus ''technoïdes'' pour un résultat incroyable...
''Cicatrices'' est digne des plus beaux solos de guitare que l'on puisse imaginer, quand la très belle ''La libellule et le baobab'' se révèle toute en subtilité mélodique...
Evidemment, de nombreux passages évoquent la musique folk traditionnelle dont l'instrument est issu, mais très souvent mélangé à d'autres influences: world, rock ou electro...

L'album est vraiment magnifique mais c'est également (et surtout) un artiste à découvrir en concert...